Appel international soutenant l’approche transaffirmative de prise en charge des personnes transgenres et non-binaires

Depuis 40 ans, la WPATH – Association mondiale des professionnels·les de la santé trans* – étudie les meilleurs moyens de prendre en charge les personnes souffrant de leur incongruence de genre. Cette souffrance se matérialise le plus souvent par un état dépressif, des automutilations, voire des tentatives de suicide. Les raisons en sont une intégration familiale, scolaire ou professionnelle, et sociale beaucoup plus difficile. Cette souffrance existe aussi bien chez les jeunes que chez les adultes.

La WPATH regroupe aujourd’hui plus de 3’500 membres des 5 continents, médecins, généralistes ou spécialistes, psychiatres, psychologues, sociologues, anthropologues et travailleurs sociaux. Près de 1’000 d’entre elles·eux ont tenu à fin septembre à Montréal leur réunion annuelle lors de laquelle a paru la 8e version des standards de soins. Pour l’essentiel cette version, travaillée pendant près de 10 ans, reprend et renforce l’approche dite « transaffirmative », à savoir être à l’écoute du/de la patient·e, lui présenter les diverses solutions médicales envisageables et l’accompagner. En d’autres termes, faire de la médecine basée sur des études scientifiques revues et confrontées par des pairs comme pour les autres prises en charge médicales.

En Suisse, les standards de soins sont appliqués de manière très rigoureuse. Concernant, les jeunes, il n’y a aucune prescription médicale avant l’adolescence (stade 2 de l’échelle de Tanner) ; en accord avec les parents et bien sûr sur demande du/de la jeune concerné·e, des bloqueurs d’hormones peuvent être ensuite prescrits pour retarder le développement des caractères sexuels secondaires sur une durée d’un à deux ans. Cela permet un temps de réflexion et de discussion supplémentaire. À ce jour, les études montrent que ces bloqueurs d’hormones sont réversibles, même si plus de données sur le très long terme sont encore souhaitables. Enfin, aux alentours de 16 ans, suivant le développement individuel, un traitement hormonal peut être prescrit, bien évidemment sur demande et avec accord parental. Le traitement hormonal est en partie réversible seulement. Dès 17 ans environ, la torsoplastie chez les hommes trans* ou l’augmentation mammaire chez les femmes trans* peut-être être réalisée.

En dehors de la pratique médicale, la transition sociale, soit le changement de prénom, voire de sexe, à l’état civil est totalement réversible en tout temps. Elle est possible sans accord parental dès 16 ans, et avec avant.

Le lien avec le milieu familial est essentiel et est recherché en permanence dans le respect de la personne concernée et de sa capacité d’autodétermination qui est évaluée régulièrement en fonction de son évolution et de l’importance des décisions à prendre. Cette pratique est la même que dans les autres domaines de la médecine.

Parfois, les parents ou les proches sont surpris par l’annonce d’une incongruence de genre de leur enfant ou adolescent·x·e. Ils ont l’impression que c’est très soudain. Cela est faux dans près de 97% des cas, les jeunes se sont déjà posés beaucoup de questions en relation avec leur genre et leur mal-être. Ce questionnement intérieur commence souvent dès la petite enfance, entre 3 et 7 ans, sans que l’enfant en fasse part à personne. À cet âge les mots sont difficiles à trouver et le désir de ne pas décevoir ses parents est très fort. En tout état de cause, il n’existe à ce jour aucune preuve scientifique de l’existence de la dysphorie de genre à apparition spontanée (ROGD), au contraire.

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en faveur de l’approche transaffirmative de prise en charge des personnes transgenres et non-binaires

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